Ce que le droit leur refusait, ce qu'elles ont porté quand même. Cinq destins de femmes de la famille : les filles de Jean-Jacques Pradel, Anna Maria Mounier, Andréa Mage et Rosalie Reynouard. À travers elles, la condition juridique et matérielle réservée aux femmes de colons dans l'Algérie française, et la part, longtemps passée sous silence, qu'elles ont prise dans la conduite des exploitations familiales.
Un mot avant de commencer
Aucune des trois branches de Tiaret ne porte, dans son nom même, celui d'une femme. Jacques, Louis, Philippe : la mémoire familiale s'est organisée autour de trois prénoms d'hommes, comme presque toutes les généalogies de colons. Ce chapitre voudrait corriger, un peu, ce déséquilibre — non pas en inventant aux femmes de la Smala un rôle qu'elles n'auraient pas eu, mais en montrant celui, bien réel et souvent décisif, qu'elles ont tenu.
On y suit cinq trajectoires : les filles de Jean-Jacques Pradel, mariées jeunes dans le Tarn puis en Oranie ; Anna Maria Mounier, dont le divorce et l'internement disent la brutalité du droit ; Andréa Mage et Rosalie Reynouard, qui dirigèrent seules deux exploitations familiales pendant que leurs maris étaient au front. Ce ne sont pas des victimes qu'on raconte ici, ni des héroïnes qu'on invente : ce sont des femmes qui se sont déployées à l'intérieur d'un cadre juridique pensé pour les maintenir mineures, et qui, malgré ce cadre, ont porté la continuité même de cette famille.
Le cadre : une femme de colon devant le droit
« En 1894, l'infidélité féminine dans le cadre du mariage est un délit punissable d'emprisonnement. Cette dissymétrie du Code civil ne sera corrigée qu'en 1975 ! »
— Saison 2, La légende des Pradel
Une femme de colon, au XIXe siècle, était d'abord définie par le mariage. On se mariait jeune, souvent avant vingt ans : Virginie Pradel à vingt et un ans, Rosalie sa sœur à dix-huit, Anna Maria Mounier à vingt et un, Andréa Mage à dix-huit. Et le mariage, une fois conclu, engageait toute une existence dans un cadre que le droit rendait délibérément inégal. Le Code civil de 1804 faisait de la femme mariée une éternelle mineure : son article 213 lui devait obéissance à son mari en échange de sa protection, elle ne pouvait ni ester en justice ni vendre un bien sans son autorisation écrite, pas même l'argent qu'elle gagnait elle-même — droit qu'elle n'obtint qu'en 1907. Cette clause d'obéissance ne fut abrogée qu'en 1938 ; les femmes n'obtinrent la libre gestion de leurs propres biens qu'en 1965.
Le divorce, aboli en 1816, ne fut rétabli qu'en 1884 par la loi Naquet, et seulement pour faute — adultère, sévices, ou condamnation infamante — jamais par consentement mutuel, qu'il faudra attendre 1975. Et la faute elle-même n'était pas jugée de la même façon selon qu'elle venait de l'épouse ou du mari : l'adultère féminin exposait à une peine de prison, de trois mois à deux ans, quand celui de l'homme n'était punissable, et d'une simple amende, que dans le cas restreint où il entretenait sa maîtresse dans le domicile conjugal. Une femme divorcée devait de surcroît observer un délai de dix mois avant de pouvoir se remarier, le temps que la paternité d'un enfant à naître ne fasse aucun doute.
À cette inégalité de droit s'ajoutait une réalité biologique impitoyable. La maternité était quasi ininterrompue — huit enfants pour Rosalie fille de Jean-Jacques, huit également pour Rosalie Reynouard une génération plus tard, six pour Mariette — et la mortalité infantile restait effroyable : sur les huit enfants de Rosalie Reynouard, deux moururent en bas âge ; sur les quatre de Virginie, deux. Ni l'eau courante, ni les vaccins d'aujourd'hui, ni une médecine capable de traiter une fièvre ou une diarrhée infantile n'existaient à l'échelle d'un centre comme Tiaret. Enterrer un ou plusieurs de ses enfants était l'expérience ordinaire des mères de cette génération, non l'exception.
Le veuvage frappait tôt, dans un pays où les hommes mouraient de fièvres, d'accidents, de sauterelles et de mauvaises récoltes qui les ruinaient avant l'âge. Une femme pouvait se retrouver seule à trente ans, avec des enfants à charge et — le droit y veillait — sans grand pouvoir sur ses propres biens. Le remariage rapide était alors moins une affaire de cœur qu'une nécessité de survie : Mariette, veuve d'Eugène Moll, se remarie avec Jean-Baptiste Devaux ; Rosalie, veuve de Benjamin Doyard avant vingt-cinq ans, se remarie avec Étienne Bocquel à Tiaret. Ces remariages n'étaient pas des exceptions scandaleuses : c'était, pour une femme, la seule manière de reconstituer un foyer viable.
Sources : Code civil de 1804, articles 213, 215, 217, 230, 1124 et 1421 (abrogations de 1907, 1938 et 1965) ; loi Naquet du 27 juillet 1884 ; « Saison 2, La légende des Pradel », in La Smala Pradel 2, 2024.
Les filles de Jean-Jacques : le commerce et le veuvage comme métier
« Les premiers enfants du couple s'appellent Mariette née en 1840 et Virginie née en 1841. »
— Texte de Jean, Saison 1
Sur les cinq filles de Jean-Jacques Pradel et de Jeanne-Marie Valat, deux — Jeanne-Marie et Marie-Virginie — disparaissent des archives après leur naissance dans le Tarn : aucun mariage, aucun décès ne leur est attribué à ce jour, silence qui n'est pas une preuve de mort précoce mais un trou documentaire, la commune de Tiaret n'étant pas indexée par les Archives nationales d'outre-mer. Les trois autres, en revanche, laissent une trace nette, et ce sont des trajectoires de femmes qui ont dû se réinventer.
Virginie épouse Antoine Ducroté à Tlemcen en 1862, à vingt et un ans. Le couple divorce en 1889 — une des deux seules procédures de divorce documentées dans toute la fratrie. Ce qui suit mérite d'être souligné : Virginie ne se remarie pas, elle mène seule, à Tiaret, un commerce qui dure plusieurs décennies, jusqu'à sa mort le 24 août 1921. À une époque où une femme divorcée ne pouvait même pas vendre un bien sans passer par une autorisation, tenir seule une affaire pendant trente ans était un exploit discret dont la presse locale, qui l'a pourtant suivie de près pour d'autres membres de la famille, ne dit presque rien : les archives gardent le silence précisément sur ce que ces femmes ont réussi, et ne parlent que de ce qui leur est arrivé.
Rosalie épouse Benjamin Doyard à Souk-el-Mitou en 1864, première union de la fratrie célébrée sur le sol algérien, à dix-huit ans selon le texte de Jean. Veuve avant vingt-cinq ans, elle se remarie en 1869 avec Étienne Bocquel à Tiaret, avec qui elle aura huit enfants. Elle est encore vivante et veuve en juin 1921, à environ soixante-seize ans : la mémoire d'une femme qui a traversé, seule pour finir, plus d'un demi-siècle de colonisation.
Mariette, l'aînée, née en 1840, épouse Eugène Moll puis, après son veuvage vers trente ans, Jean-Baptiste Devaux. Elle est la seule des trois dont on connaît une descendance encore vivante aujourd'hui, par les Devaux et les Villaret — preuve que ces vies de femmes, pourtant réduites dans les sources à quelques lignes d'état civil, ont continué de porter la famille bien au-delà de ce que les archives permettent de raconter.
Sources : Texte de Jean, Saison 1, épisode 1, in La Smala Pradel 2, 2024 ; arbre Geneanet « regis5 » (Régis Devaux) ; « Jean-Jacques Pradel et ses neuf enfants » ; état civil ANOM.
Anna Maria Mounier : quand la loi devient une arme
« Anna Maria laisse un héritage complexe. Ce sujet a toujours été peu évoqué par ses descendants. »
— Saison 2, La légende des Pradel
Anna Maria Mounier naît en 1854 à Mostaganem, fille d'Augustin Mounier, originaire de Tence près du Puy-en-Velay, et de Marie Donat, cultivateurs à Bosquet. Elle épouse Louis Pradel, dit Louis I, en 1875, à vingt et un ans — lui en a vingt-sept ; leurs témoins sont Jacques II, frère aîné de Louis, Louis Laugier, et Pierre Mage père et fils, cultivateurs d'Aïn-Tédelès. Le couple a plusieurs enfants — Louis II en 1878, Maurille Marius en 1880, Anna Hélène en 1881 — et s'installe à Guertoufa en 1884. Fin 1891, leurs propriétés y sont saisies et revendues.
C'est dans ce contexte de ruine que le mariage se brise. Le texte familial le raconte ainsi : « D'après l'acte de divorce, dans la nuit du 28 au 29 mars 1894, Anna Maria est prise en flagrant délit d'adultère. Louis I et la police découvrent sa liaison avec un certain Monsieur J., un cultivateur de Tiaret. L'identité de Monsieur J. restera un mystère et fera l'objet de plusieurs spéculations familiales sans que nous en sachions véritablement beaucoup plus. » Le divorce est prononcé le 11 septembre 1894, aux torts exclusifs de l'épouse, comme le permettait un Code civil qui ne traitait pas de la même façon l'infidélité des deux sexes. Les enfants sont confiés à Louis, qui se remarie en 1896 avec sa cousine germaine Marie-Virginie Falcou, dite « La Clouque ».
Ce qui suit est raconté en quelques lignes sobres, presque retenues : « Anna Maria est recueillie un temps par son frère Antoine Augustin à Orléansville, puis elle sera internée en France à Pierrefeu-du-Var, au centre hospitalier psychiatrique. Son isolement et l'éloignement de ses enfants la marqueront sûrement profondément. » Un seul geste la relie encore à ses fils : « Louis II visitera sa mère en France, mais il gardera le silence sur cette visite. » Louis II et Marius partent au front en 1914 ; Anna Maria meurt seule à Pierrefeu le 11 décembre de cette même année. Le texte referme son histoire par une phrase qui vaut d'être citée telle quelle : « Anna Maria laisse un héritage complexe. Ce sujet a toujours été peu évoqué par ses descendants. » Cette phrase, écrite plus d'un siècle après les faits, en dit presque autant que le dossier de divorce lui-même : le silence de 1894 a continué de peser sur la famille bien après la mort d'Anna Maria.
Ses enfants survivants fondent pourtant leurs propres familles. Maurille Marius (1880-1927) épouse Anna Ponce, ils ont six enfants. Anna Hélène (1881-1953) se marie deux fois — avec Jean-Casimir Martin d'abord, sept enfants, puis avec Célestin Quentien, trois enfants : « Ce seront les Pradel de Frenda. » Louis II, l'aîné, « sera le bâtisseur de la légende moderne des Louis Pradel » : une autre femme, son épouse, y écrira une histoire inverse de celle de sa mère.
Sources : « Saison 2, La légende des Pradel », épisode 1, in La Smala Pradel 2, 2024 ; acte de mariage d'Aïn-Tédelès, 16 novembre 1875 (ANOM, acte n° 1442846) ; jugement de divorce, tribunal civil de Mostaganem, 11 septembre 1894 ; dossier médical de Pierrefeu-du-Var (AD Var, série 17 X).
Andréa Mage : la guerre comme épreuve, et comme revanche
« Rien ne la décourage, ni le manque de main-d'œuvre, ni les mille difficultés nées de la guerre. »
— Saison 2, La légende des Pradel
Louis II, fils aîné de Louis I et d'Anna Maria, épouse Andréa Mage en 1907 à Aïn-Tédelès ; il a vingt-neuf ans, elle dix-huit. Les Mage, comme les Pradel, sont originaires d'Ambialet. Le couple s'installe à Oued-Lili, qui deviendra Diderot en 1913. Le texte décrit des débuts très durs : « Il ne débutera pratiquement de rien avec quarante-sept hectares totalement arides. » Georgette naît en 1909, Simone en 1912, Louis III en 1913.
En 1914, Louis II est mobilisé dès les premiers jours et rejoint le 8e escadron du Train comme chauffeur automobile. C'est le moment où le récit familial change de sujet pour raconter ce que devient Andréa, dans les mots mêmes du texte : « Andréa prend la direction du domaine, continue son extension et poursuit le développement avec force et volonté. Rien ne la décourage, ni le manque de main-d'œuvre, ni les mille difficultés nées de la guerre. Paul arrive en 1917. La naissance d'un enfant ne l'a pas détournée de son labeur ; elle est restée en même temps une admirable mère et une vigilante directrice du domaine. » Le même passage ajoute : « Elle lutte pied à pied contre la fièvre typhoïde, et à peine guérie, elle reprend son rôle. » Et, plus loin : « Andréa fera construire une petite église dans le centre de Diderot lorsque son fils Louis III guérit miraculeusement de la méningite. »
Une phrase du texte mérite d'être relevée pour elle-même, parce qu'elle relie directement deux femmes de ce chapitre à un même moment de l'histoire familiale : « Au même moment, Rosalie Pradel, basée à Tiaret, gère, elle aussi, les fermes de Jacques III. » Ce n'est pas un rapprochement que ce chapitre invente : c'est la famille elle-même qui l'a noté en écrivant son propre récit. Pendant que les hommes étaient au front, deux femmes de deux branches différentes de la Smala dirigeaient, au même moment, deux domaines.
Louis II est démobilisé en 1918. Il continue d'investir, aménage des points d'eau, capte une source qui irrigue des parcelles entières après avoir assuré l'alimentation du personnel et l'abreuvage des bêtes. Le domaine devient un modèle : près de 2 500 hectares en 1930, plus d'une centaine d'ouvriers agricoles et trente-six familles installées sur place avec leurs khaïmas. Un dernier enfant, Henri, naît en 1927. Le domaine qu'a retrouvé Louis II en 1918, loin d'avoir périclité, avait continué de croître sous la main d'Andréa.
Sources : « Saison 2, La légende des Pradel », épisode 2, in La Smala Pradel 2, 2024 ; documents de colonisation d'Oued-Lili, 1907-1913.
Rosalie Reynouard : ce que Jean, son fils, en a écrit
« Imaginez une jolie jeune femme de trente-quatre ans courant les routes en voiture à cheval pour se rendre dans des fermes complètement isolées, décider du travail, donner des ordres à des ouvriers peu enclins à obéir à une femme. »
— Texte de Jean, Saison 1
Cette section s'appuie sur un texte réellement signé : le récit de Jean Pradel lui-même, né en 1921, dernier enfant de Jacques III et de Rosalie. Jean raconte comment ses parents se sont rencontrés : « Mon grand-père Jacques II avait remarqué chez les Reynouard qui habitaient Trézel une jeune fille qui alliait à la beauté et l'intelligence un niveau d'instruction bien rare chez les femmes à cette époque et en ces lieux. Son fils aîné, mis dans la confidence, fut aussi séduit que lui. » Le mariage de Jacques III et de Rosalie Reynouard est célébré le 14 juin 1902, en l'église de Trézel.
Sitôt mariés, Jacques III et Rosalie s'installent à la ferme de Zarorah, un champ de cailloux sur lequel il s'échine trois ans avant d'en tirer quelque chose : « Ils y vécurent des jours heureux et en gardaient un très bon souvenir. » En 1907, la famille s'installe à Tiaret même, dans la maison que Jacques III vient de faire construire.
Le passage le plus fort concerne la Grande Guerre. Jacques III est mobilisé peu après la naissance de leur fille Marie, le 24 septembre 1914. Jean écrit, en parlant de sa mère à la troisième personne : « Mon père, mobilisé, était déjà parti pour le front. Ma mère pleura un mois, pensant qu'elle ne pourrait jamais accomplir, seule, toutes les tâches qui l'attendaient. Puis un jour elle se dit que pleurer ne servait à rien et qu'il fallait faire face. » Ce qui suit est l'un des passages les plus concrets de tout le texte familial : « Rosalie n'avait heureusement pas de problème de comptabilité puisque c'était elle qui la tenait déjà, mais les quinzaines étaient faites par mon père. Imaginez une jolie jeune femme de trente-quatre ans courant les routes en voiture à cheval pour se rendre dans des fermes complètement isolées, décider du travail, donner des ordres à des ouvriers peu enclins à obéir à une femme. » L'automobile familiale, une Chenard et Walker réquisitionnée par l'armée dès le début de la guerre, resta finalement au garage faute de chauffeur disponible : c'est bien à cheval, sur les routes des Hauts Plateaux, que Rosalie dirigea les fermes de Jacques III pendant quatre ans.
Jean raconte aussi le deuil de la petite Paule Candie, morte à treize mois d'une intoxication alimentaire après qu'une nourrice, contre l'avis formel de Rosalie, lui eut fait absorber de la crème glacée artisanale : « Ce fut pour ma mère une épreuve difficile dont elle ne se consola jamais. » Et il montre une Rosalie qui reste, jusque dans les années 1930 à Tiaret, la maîtresse absolue de sa maison, jusqu'au geste le plus quotidien : « Le dimanche matin, dès six heures, ma mère était à l'œuvre, roulant la semoule dans son grand kesra, tâche qu'elle ne confiait à personne d'autre. »
Rosalie traverse ensuite la crise de 1929, la Seconde Guerre mondiale, puis, en 1962, le déracinement. Elle et Jacques III se rapatrient à Saint-Piat, en Eure-et-Loir. Elle meurt à Paris le 19 novembre 1976, à quatre-vingt-seize ans, loin de l'Oranie où elle était née presque un siècle plus tôt.
Sources : Texte de Jean, Saison 1, épisodes 3 et 4, in La Smala Pradel 2, 2024 (signé Jean Pradel, né 1921) ; arbre Geneanet sourcé pour la mort de Rosalie Reynouard, 19 novembre 1976, à Paris.
Ce que ces femmes ont en commun
Aucune de ces trajectoires ne ressemble tout à fait aux autres. Anna Maria finit dans un asile, loin des siens, victime d'un droit qui jugeait son infidélité comme un délit quand celle de son mari n'était, le plus souvent, punie de rien. Andréa et Rosalie deviennent, chacune à sa manière et au même moment de l'histoire — la Grande Guerre — le pilier discret d'un domaine entier, gérant seules les terres, les comptes et les récoltes pendant que leurs maris étaient au front, un rapprochement que le texte familial lui-même a fini par noter. Virginie, divorcée, choisit une troisième voie, celle du commerce tenu seule, sans se remarier, pendant trente ans.
Mais toutes se sont déployées à l'intérieur du même cadre juridique, celui d'un Code civil qui les tenait pour mineures jusqu'en 1938, incapables de gérer leurs propres biens jusqu'en 1965. Les femmes Pradel ne furent pas les figures effacées que la généalogie masculine tend à produire. Elles portèrent, souvent à bout de bras, et parfois au prix de leur propre vie, la continuité même de cette famille.
Source : Les femmes de la Smala Pradel (recherches et récit de Gilles Pradel, juillet 2026). Voir Sources.